Ce document est un guide sur l’expansion des entreprises chinoises en Afrique, intitulé « Partir en Afrique : Redécouvrir la richesse à la base de la pyramide — Guide du développement durable pour les entreprises chinoises à l’international ». Son objectif principal est d’aider les entreprises chinoises à réussir commercialement et à se développer durablement en Afrique. Voici le contenu détaillé :
Situation générale du marché africain
- Potentiel immense : L’Afrique compte environ 1,2 milliard d’habitants, avec une population jeune et 12 millions de jeunes entrant chaque année sur le marché du travail. En 2023, la croissance économique de l’Afrique était d’environ 3,1 %, avec une prévision de rebond à 3,7 % en 2024 et d’accélération à plus de 4 % en 2025-2026, ce qui en fait la deuxième région à la croissance la plus rapide au monde. Par ailleurs, le continent africain dispose de ressources naturelles abondantes et de la plus grande zone de libre-échange du monde, recelant un potentiel de développement considérable.
- Défis à relever : Malgré le potentiel considérable du marché africain, de nombreux défis subsistent. Environ 464 millions d’Africains vivent dans une pauvreté extrême, la structure industrielle varie selon les pays et la résilience économique diffère. De plus, les entreprises chinoises en Afrique font face à des différences culturelles, à la diversité des lois et réglementations, ainsi qu’à un manque d’infrastructures.
Situation des investissements des entreprises chinoises en Afrique
- Domaines d’investissement variés : Les activités d’investissement et d’exploitation des entreprises chinoises en Afrique couvrent largement les infrastructures, l’exploitation minière et l’énergie, l’industrie manufacturière, l’agriculture, les technologies numériques, etc. Parmi eux, la construction d’infrastructures est le plus grand secteur, environ 35 % des investissements directs chinois en Afrique en 2020 étant destinés au secteur du bâtiment.
- Échelle d’investissement en expansion : Entre 2000 et 2019, la Chine a accordé environ 153 milliards de dollars de prêts à l’Afrique pour des projets d’infrastructures et d’énergie. En 2020, le stock d’investissements directs chinois en Afrique a atteint 43,4 milliards de dollars, soit près de cent fois plus qu’en 2003, faisant de la Chine la quatrième source d’investissement en Afrique.
Défis du développement durable pour les entreprises chinoises en Afrique
- Défis environnementaux : Les grands projets d’infrastructures et miniers peuvent avoir un impact écologique, tels que la déforestation, la pollution des sols et de l’eau ou la destruction des habitats de la faune et de la flore.
- Défis sociaux : Les entreprises doivent équilibrer les droits des travailleurs, l’emploi local et les relations communautaires. Certains projets suscitent du mécontentement en raison de l’emploi de main-d’œuvre étrangère ou du manque de communication avec les communautés locales.
- Défis économiques : La viabilité financière des projets et la pression sur la dette des pays hôtes sont des sujets de préoccupation, en particulier pour le financement des infrastructures qui doit veiller à ne pas aggraver la vulnérabilité de la dette.
Stratégies de développement durable des entreprises chinoises en Afrique
- Stratégie d’entrée sur le marché : cibler précisément les micro-besoins à la « base de la pyramide », se concentrer sur les tendances de consommation dans l’éducation, la santé, l’agriculture, l’énergie, etc., et répondre à la demande locale grâce à la numérisation et à la conception de produits localisés.
- Stratégie de développement durable : accorder une importance égale à l’innovation à faible coût et à l’impact social, résoudre les problèmes de subsistance locaux tout en assurant la rentabilité de l’entreprise grâce à l’innovation technologique et au modèle commercial, comme l’eau potable solaire, les poêles à biomasse, etc.
- « Modèle d’impact à 1 dollar » : quantifier le retour économique et les bénéfices sociaux générés par chaque dollar investi dans l’agriculture, la santé, l’énergie, l’éducation, etc., afin d’aider les entreprises à optimiser l’allocation des ressources et à « créer la plus grande valeur globale avec le minimum d’investissement ».
Cas de réussite des entreprises chinoises en Afrique
- Secteur des infrastructures : À titre d’exemple, lors de la construction du chemin de fer Mombasa-Nairobi au Kenya, les entreprises chinoises ont construit des ponts surélevés pour permettre le passage des éléphants et des girafes dans les réserves naturelles traversées par la voie ferrée, installé des panneaux antibruit le long de la ligne et offert des bourses pour que des étudiants kenyans viennent en Chine étudier l’ingénierie ferroviaire et former du personnel technique local.
- Secteur minier : La mine de lithium Kamativi du groupe chinois Yahua au Zimbabwe a fourni une aide alimentaire à la communauté locale, financé la rénovation des salles de classe de l’école primaire locale et fait don de matériel pédagogique, pour un investissement total de 2 millions de dollars dans le développement communautaire.
- Secteur agricole : Le Centre de démonstration des technologies agricoles de Chine prévoit d’établir des centres de démonstration dans 24 pays africains, de promouvoir des technologies avancées telles que le riz hybride et la culture de l’herbe à champignons, et de former plus de 70 000 techniciens agricoles locaux, augmentant ainsi le rendement des principales cultures locales de 30 à 60 %.
Impact commercial de l’intégration régionale africaine
- Opportunités : Le lancement de la Zone de libre-échange continentale africaine (ZLECAf) offrira aux entreprises chinoises de plus grandes opportunités d’accès au marché, réduira les barrières commerciales internes et créera un grand marché unifié.
- Défis : La ZLECAf encourage les pays africains à développer la fabrication locale et les chaînes de valeur régionales, ce qui oblige les entreprises chinoises à faire face à la concurrence locale, à augmenter la valeur ajoutée de leurs produits et à promouvoir la coopération technologique.
Perspectives du développement numérique en Afrique
- Identité numérique et inclusion financière : L’Union africaine a élaboré la « Stratégie de transformation numérique (2020-2030) », l’identité numérique et la fintech devenant des éléments clés pour combler les lacunes. Les entreprises chinoises y participent activement, comme Ant Financial qui collabore avec la Commission économique des Nations Unies pour l’Afrique afin de promouvoir l’inclusion financière numérique en Afrique.
- E-commerce et social commerce : Le marché africain du e-commerce connaît une croissance rapide, avec des revenus attendus de 40,49 milliards de dollars en 2025. Le social commerce est très populaire en Afrique, 54 % des utilisateurs de médias sociaux africains ayant déjà acheté ou vendu des produits via des plateformes sociales.
- Intelligence artificielle et big data : L’intelligence artificielle et le big data connaissent des applications innovantes dans la santé, l’agriculture, l’éducation, etc., offrant un vaste espace de développement aux entreprises chinoises.
Modèles et institutions de coopération
- Modèles de coopération : Les entreprises chinoises peuvent coopérer avec des ONG, des gouvernements et des organisations internationales pour réduire les barrières à l’entrée sur le marché, partager les ressources de la chaîne d’approvisionnement avec les start-ups africaines et rejoindre des organisations telles que la Chambre de commerce Chine-Afrique pour maximiser l’effet de levier des ressources.
- Institutions partenaires : Le document énumère le « TOP 10 des institutions partenaires africaines », dont la Chambre de commerce populaire Chine-Afrique, le Fonds de développement Chine-Afrique, la Banque africaine de développement, etc., offrant aux entreprises chinoises des canaux de contact et des exemples de réussite pour développer leurs activités en Afrique.







